La Belgique en exemple à la Peppol Conference Europe

Image : l’équipe Flowin à la Peppol European Conference 2026

La dernière édition de la Peppol Conference Europe a été riche en échanges sur l’avenir de l’interopérabilité et de la facturation électronique transfrontalière. Un événement particulièrement instructif, qui a montré comment l’écosystème Peppol continue d’évoluer, la collaboration restant au cœur des progrès.

Vu la diversité des modèles et des obligations en matière de facturation électronique selon les continents, il est essentiel que les pays tirent les leçons de l’expérience des autres.

C’est dans cet esprit que la Belgique a occupé le devant de la scène lors de la première matinée. Six mois seulement après l’entrée en vigueur de son obligation de facturation électronique, le pays s’impose déjà comme un exemple pour le reste de l’Europe.

Petit pays, grand exemple

La Belgique a été l’un des premiers pays de l’UE à rendre obligatoire la facturation électronique B2B. Et le premier à imposer Peppol pour la transmission (sauf exceptions limitées).

Six mois après l’entrée en vigueur de l’obligation, les résultats sont très positifs. Les participants à la conférence étaient impatients de connaître la recette du succès belge.

Les chiffres :

  • L’obligation étant entrée en vigueur le 1er janvier 2026, la Belgique a atteint son pic d’adoption dès la période des fêtes de fin d’année 2025-2026.
  • En juin 2026, la Belgique comptait 1.161.872 entités enregistrées, proche du plafond naturel de 90 %.
  • Aucune amende pour non-conformité n’a été infligée durant ces six premiers mois.

Un résultat impressionnant. Alors, comment l’expliquer ?

En résumé, cela tient surtout à la simplicité, à des règles claires et à un gouvernement décisif.

Un écosystème simple :

  • Tout le monde doit utiliser Peppol (sauf accord mutuel entre les parties pour une alternative).
  • Tout le monde utilise le même format.
  • Le modèle belge n’est pas centralisé, ce qui évite toute complexité inutile autour des points d’accès, des logiciels et de l’implication des pouvoirs publics.

Des consignes claires :

  • La transition vers la facturation électronique a été pilotée par des responsables publics comme Wouter Bollaert (SPF Finances) et Serge Libert (SPF BOSA), avec le soutien de l’ensemble de la communauté Peppol.

Un leadership fort :

  • Le gouvernement belge a respecté les objectifs et le calendrier annoncés.

Une conclusion claire

Les participants à la conférence se sont largement accordés à dire que la Belgique a fait les bons choix dans la construction de son cadre réglementaire pour la facturation électronique.

La Belgique est peut-être un petit pays, mais la simplicité fonctionne et se généralise facilement. C’est l’enseignement principal pour tous les pays qui définissent encore leur approche.

À propos

Sandro D’Anna

Business line manager, Flowin

Sandro dirige l’équipe Flowin et aide les éditeurs de logiciels à s’y retrouver en matière de facturation électronique, de conformité et de transformation numérique.